“Le Phallus et le Néant”, ou les "dérives” de la psychanalyse

“Le Phallus et le Néant”, ou les "dérives” de la psychanalyse

Documentaire

Avec son dernier documentaire "Le Phallus et le Néant", la réalisatrice Sophie Robert dénonce “les dérives sexistes et sectaires" de la psychanalyse et déplore son “influence” sur la psychiatrie.

La réalisatrice Sophie Robert a rencontré 49 psychanalystes freudiens et lacaniens. Et tiré de ces entretiens deux documentaires au vitriol : Le Mur ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme, sorti en 2011, et Le Phallus et le Néant, actuellement projeté dans quelques salles de cinéma.



“Je ne voulais pas faire des films à charge au départ”, assure-t-elle à Jeunes Médecins. “Je m’intéresse à la psychanalyse, en tant que science humaine, depuis longtemps. Ma démarche était de voir comment cette pratique avait évolué avec l’évolution de la société. Mais j’ai été stupéfaite par ce que j’ai entendu.”
“La sexualité est une blessure. Les femmes ne savent pas jouir. Le sexe féminin est moins désirable que le sexe masculin. La femme est un trou. Toutes les filles détestent leur mère. Pour qu’un pénis pousse par-devant, il faut qu’il soit rentré par-derrière. Les homosexuels sont des psychotiques qui s’ignorent.”

Dans Le Phallus et le Néant, les propos sexistes de 18 psychanalystes s’enchaînent, entrecoupés par des témoignages anonymes glaçants et une animation anxiogène retraçant “l’histoire fictive de Julie, une jeune femme qui a des problèmes existentiels comme tout le monde mais qui va bien, jusqu’à ce qu’elle tombe sous l’emprise de sa psychanalyste”.

La psychiatrie sous “influence” ?


Car Sophie Robert n’entend pas seulement dénoncer “la dérive sexiste” de la psychanalyse, mais aussi “sa dérive sectaire”. “La psychanalyse est une pratique potentiellement dangereuse qu’il est important de différencier de la psychothérapie, souvent bénéfique”, affirme-t-elle. Avant d’ajouter : “Le problème, c’est que la psychanalyse influence fortement la psychologie clinique et la psychiatrie...”