Le 11 mars 2026, Jeunes Médecins participait à la Commission nationale de l’enseignement médical, maïeutique, odontologique et pharmaceutique (CNEMMOP). Trois textes engageant directement l’avenir de la formation médicale en France étaient soumis à avis.
Réforme de la 4e année de médecine générale
Le choix des stages passera à l’échelle de la subdivision, et les règles de classement par les maîtres de stage sont assouplies. Des ajustements techniques… qui s’inscrivent dans une réforme que nous contestons, sur le fond comme sur la méthode. Nous nous étions retirés des groupes de travail. Nous avons donc choisi de nous abstenir lors du vote.
La vraie alerte : la suppression des plafonds de formation
Un autre texte prévoit de supprimer les seuils maximum encadrant le nombre d’étudiants en santé formés. En clair : seul un plancher serait fixé. Le nombre d’étudiants à former pourrait devenir théoriquement illimité.
Les universités et les terrains de stage sont déjà sous tension. Ouvrir les vannes sans encadrement, c’est prendre le risque d’une formation dégradée pour tous : étudiants, maîtres de stage, et demain, patients.
Former plus ne doit pas signifier former moins bien.
Jeunes Médecins sera vigilant pour que les capacités d’accueil réelles soient prises en compte et que la qualité des enseignements soit garantie. Pas de réforme sérieuse sans concertation sincère avec ceux qui forment sur le terrain.
